Lundi 6 avril 1 06 /04 /Avr 13:11

La liberté consiste à faire tout ce qui ne nuit pas à autrui :

Ainsi l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes

Que celles qui assurent aux autres Membres de la Société,

La jouissance de ces mêmes droits.

Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi. "

Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, art. IV

Acceptée par le Roy le 5 octobre 1789.

A

Je ne suis même pas en colère,

Juste dégoûté.

Entre deux zapping, j’ai ouï Monsieur le Chef de l’Etat,

Nous expliquer qu’il avait privilégié la vie humaine aux biens matériels.

Cela se défend, et relève d’une certaine noblesse d’esprit.

Ho Lala ! Les médocs doivent vraiment m’atteindre le ciboulot

Pour que j’en vinsse à défendre Sarkozy !

Mais… La vie n’est pas manichéenne.

Déjà je ne comprends pas.

Les pyromanes de nos forêts sont passibles des assises,

Même si aucun humain n’est tué ou blessé.

Alors que les incendiaires de voitures, maisons, commerces et lieux de cultes,

Non ?

Débriefing après la mascarade Strasbourgeoise,

Aucun mort, très bien,

Mais alors, commerces, la seule pharmacie du quartier populaire,

Et une chapelle.

Tiens, bizarrement aucun échos dans les grands média ?

Je dois être aussi un peu parano ! Leaule !

Je vous rappelle, Monsieur le Président,

Que récemment de jeunes adolescentes attardées,

En mettant le feu à des boites aux lettres,

Ont tué une dizaine de personnes !

Quant aux révoltados, affectueusement dénommés

Ze Black Blocs,

Quels rebels !

S’en prendre aux dangereux et fascistes abris bus,

Chapeau bas, les amis !

Si vous voulez vraiment faire la révolution,

Relisez Sun Tze,

Et prenez d’assaut, les casernes, prisons, gendarmeries, bases aériennes,

Contrôlez les télés et radios,

Investissez les centrales électriques et hydrauliques !

Mais surtout, surtout,

Faites en sorte d’avoir la sympathie du Peuple toujours de votre coté.

Et après vos exploits du week-end,

Je crains fort que cela soit mal barré !

A

Maintenant, Monsieur le Président de la République,

Agissant en pleine conscience,

Si par malheur des révoltados ou de la racaille,

Viendraient à vouloir incendier :

Ma voiture, mon appart., la pharmacie du quartier, l’école,

Même la supérette, la banque ou la Poste, c’est dire ;

Ou l’église,

Je reprendrais mon entraînement au tir olympique de mon balcon,

Et comme Al Capone je frotterais mes cartouches à l’ails,

Des fois qu’y aurait des vampires parmi les merdeux !

Quitte à m’en expliquer aux assiettes !

A

Signé :

Colonel Fabienne

A

Petit clin d’œil à Monsieur Maurice Jarre

A




Par Colonel Fabienne - Publié dans : PAROLES
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